LLumbago et lombalgie : quelle place pour l’ostéopathie ?
Comprendre le lumbago
Le lumbago, parfois appelé tour de reins, correspond à une douleur lombaire aiguë, souvent brutale, associée à une limitation importante du mouvement et parfois à une posture antalgique.
Il survient fréquemment :
- lors d’un faux mouvement,
- d’un port de charge,
- ou sans cause clairement identifiable,
souvent sur un terrain de lombalgie préexistante.
👉 Bien que très impressionnant, le lumbago est le plus souvent bénin.
La lombalgie : un problème fréquent… et complexe
La lombalgie désigne toute douleur située dans la région lombaire, entre le bas des côtes et le haut du bassin.
Elle concerne une très grande partie de la population :
on estime que 40 à 70 % des personnes en souffriront au cours de leur vie.
La douleur peut être :
- localisée ou diffuse,
- en barre,
- parfois irradiée vers les fesses, l’aine ou les cuisses.
👉 La lombalgie peut être aiguë, subaiguë ou chronique, sans que cela traduise nécessairement une gravité particulière.
Lombalgie et imagerie : attention aux raccourcis
Dans la majorité des cas, la lombalgie :
- n’est pas liée à une lésion grave,
- ne nécessite pas d’imagerie systématique,
- et évolue favorablement avec une prise en charge adaptée.
Des anomalies visibles à l’imagerie (arthrose, hernie, discopathie) sont fréquentes, mais n’expliquent pas à elles seules la douleur.
Une douleur multifactorielle
La lombalgie est influencée par de nombreux facteurs :
- contraintes mécaniques,
- adaptations du mouvement,
- niveau d’activité physique,
- stress, fatigue,
- expériences douloureuses antérieures,
- contexte professionnel et personnel.
👉 Il n’existe pas une cause unique à corriger.
Quelle est la place de l’ostéopathie ?
L’ostéopathie peut être envisagée dans certaines lombalgies ou lumbagos, après un examen clinique rigoureux.
Ses objectifs possibles sont :
- d’évaluer le fonctionnement global du rachis et des zones associées,
- d’identifier des raideurs ou adaptations de mouvement,
- d’accompagner une reprise de mobilité confortable,
- de proposer des explications claires et rassurantes.
👉 Le traitement manuel ne vise pas à “remettre un disque en place” ou à corriger une structure défaillante, mais à favoriser un fonctionnement plus tolérable.
Bouger malgré la douleur : un message clé
Contrairement à des idées reçues anciennes, le mouvement adapté est bénéfique dans la majorité des lombalgies.
L’enjeu est de :
- éviter l’immobilisation prolongée,
- reprendre progressivement l’activité,
- adapter les efforts plutôt que les supprimer.
Quand consulter en priorité un·e médecin ?
Un avis médical est indispensable en cas de :
- douleur lombaire associée à une fièvre,
- traumatisme important,
- déficit moteur ou sensitif,
- troubles sphinctériens,
- douleur nocturne intense ou inhabituelle,
- perte de poids inexpliquée.
👉 Consulter pour un lumbago ou une lombalgie
FAQ – Lumbago et lombalgie
❓ Un lumbago est-il grave ?
Dans la grande majorité des cas, non.
Le lumbago est souvent très douloureux et impressionnant, mais il correspond le plus souvent à un épisode aigu bénin, dont l’évolution est favorable.
👉 L’intensité de la douleur ne reflète pas la gravité.
❓ Faut-il rester alité en cas de lumbago ?
Non.
Le repos strict prolongé est aujourd’hui déconseillé.
👉 Le maintien d’un mouvement adapté et progressif est un facteur clé de récupération.
❓ Une lombalgie chronique signifie-t-elle une atteinte irréversible ?
Non.
Une lombalgie persistante ne signifie pas que le dos est “abîmé” ou fragile.
La douleur chronique reflète souvent des mécanismes complexes d’adaptation et de sensibilisation, et non une lésion progressive.
❓ L’imagerie est-elle toujours nécessaire ?
Non.
En l’absence de signes de gravité, l’imagerie n’est pas systématique et n’améliore pas la prise en charge dans la majorité des lombalgies.
❓ Peut-on prévenir les récidives ?
Oui, en partie.
L’activité physique régulière, la reprise de confiance dans le mouvement et une information rassurante sont plus efficaces que la recherche d’une posture idéale.
