Arthrose : quelle place pour l’ostéopathie ?
Comprendre l’arthrose
L’arthrose est une affection articulaire chronique, caractérisée par :
- des douleurs mécaniques (liées au mouvement),
- une raideur articulaire,
- une diminution progressive de la mobilité.
Elle correspond à une dégénérescence du cartilage articulaire, sans infection ni inflammation aiguë, et s’accompagne souvent de modifications osseuses sous-jacentes.
C’est l’atteinte articulaire la plus fréquente dans la population.
Les symptômes apparaissent généralement à partir de la quarantaine, bien que des signes radiologiques puissent être visibles plus tôt.
Arthrose et douleur : une relation complexe
La présence d’arthrose à l’imagerie n’explique pas à elle seule la douleur.
De nombreuses personnes présentent des signes d’arthrose sans douleur, tandis que d’autres souffrent de douleurs importantes avec peu d’atteinte visible.
👉 La douleur articulaire dépend de multiples facteurs :
- raideur et perte de mobilité,
- adaptations du mouvement,
- niveau d’activité physique,
- facteurs contextuels et psychosociaux.
Ce que l’ostéopathie peut (et ne peut pas) faire
L’ostéopathie ne permet pas de faire disparaître l’arthrose ni de régénérer le cartilage.
En revanche, elle peut s’inscrire dans une prise en charge fonctionnelle, visant à :
- améliorer la mobilité articulaire disponible,
- réduire certaines raideurs associées,
- identifier et traiter d’autres facteurs contribuant à la douleur (articulations adjacentes, adaptations posturales, surcharge locale).
👉 Il est fréquent que des douleurs attribuées à l’arthrose soient en réalité liées à d’autres dysfonctionnements associés, accessibles au traitement manuel.
Une approche centrée sur le mouvement et l’adaptation
La prise en charge ostéopathique de l’arthrose s’inscrit dans une logique d’accompagnement, et non de correction structurelle.
Elle vise à :
- favoriser le mouvement,
- limiter les phénomènes d’enraidissement,
- encourager une activité adaptée,
- et accompagner la personne dans une évolution fonctionnelle durable.
👉 L’objectif n’est pas l’absence totale de douleur, mais une meilleure qualité de vie et de mouvement.
Arthrose, âge et idées reçues
Avec l’âge, il est fréquent d’attribuer toute douleur articulaire à l’arthrose.
Or, ce raccourci peut conduire à :
- une limitation excessive du mouvement,
- une peur de l’activité,
- et une majoration des douleurs.
Un examen clinique permet souvent de nuancer cette lecture et d’ouvrir d’autres pistes de prise en charge.
Une prise en charge globale et coordonnée
L’ostéopathie s’intègre dans une prise en charge plus large, pouvant inclure :
- activité physique adaptée,
- suivi médical,
- kinésithérapie,
- conseils de mode de vie.
👉 Elle ne se substitue jamais à un suivi médical, mais peut en être un complément pertinent.
👉 Consulter pour des douleurs liées à l’arthrose
FAQ – Arthrose et ostéopathie
❓ L’arthrose est-elle une conséquence normale du vieillissement ?
L’arthrose est fréquente avec l’âge, mais elle n’est ni systématique ni strictement liée au vieillissement.
De nombreuses personnes vieillissent sans douleur articulaire significative, même en présence de signes radiologiques d’arthrose.
👉 L’âge seul n’explique ni la douleur, ni le handicap.
❓ Peut-on continuer à bouger quand on a de l’arthrose ?
Oui, et c’est même essentiel.
Le mouvement adapté est l’un des piliers de la prise en charge de l’arthrose.
La sédentarité et l’évitement du mouvement peuvent au contraire majorer :
- la raideur,
- la perte de fonction,
- et les douleurs.
❓ L’ostéopathie peut-elle ralentir l’arthrose ?
L’ostéopathie ne permet pas de stopper ou d’inverser l’évolution de l’arthrose.
En revanche, elle peut contribuer à :
- améliorer le confort,
- favoriser la mobilité,
- et limiter certains facteurs fonctionnels associés aux douleurs.
👉 Elle s’inscrit dans une stratégie globale, jamais isolée.
❓ L’arthrose explique-t-elle toutes les douleurs articulaires après 50 ans ?
Non.
Attribuer systématiquement toute douleur articulaire à l’arthrose est un raccourci fréquent, mais souvent inexact.
Un examen clinique permet de distinguer :
- ce qui relève de l’arthrose,
- et ce qui est lié à d’autres facteurs fonctionnels, souvent accessibles à la prise en charge.
