Endométriose : quelle place pour l’ostéopathie ?
Comprendre l’endométriose
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique, qui toucherait environ une femme sur dix, selon les données de l’INSERM.
Elle se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de la cavité utérine.
Son diagnostic est souvent long et complexe, et les manifestations peuvent être très variables d’une personne à l’autre.
Les symptômes fréquemment rapportés incluent :
- douleurs pendant les règles,
- douleurs lors des rapports sexuels,
- douleurs pelviennes ou lombaires,
- troubles digestifs associés,
- fatigue,
- difficultés de fertilité dans certains cas.
👉 L’endométriose relève exclusivement du champ médical.
Une maladie aux répercussions multiples
Au-delà des lésions elles-mêmes, l’endométriose s’accompagne souvent :
- de douleurs persistantes ou récurrentes,
- de tensions musculo-squelettiques secondaires,
- d’adaptations posturales,
- d’un retentissement important sur la qualité de vie.
La douleur liée à l’endométriose est complexe, influencée par des mécanismes biologiques, neurologiques et psychosociaux.
Quelle est la place de l’ostéopathie ?
L’ostéopathie ne traite pas l’endométriose, ne fait pas disparaître les lésions, et ne se substitue en aucun cas au suivi gynécologique ou médical.
Dans certains contextes, elle peut s’inscrire en complément, avec pour objectifs possibles :
- d’accompagner certaines douleurs musculo-squelettiques associées (lombaires, pelviennes),
- de travailler sur des zones de raideur ou de surcharge fonctionnelle liées aux adaptations du mouvement,
- de contribuer à une meilleure tolérance corporelle au quotidien.
👉 Il ne s’agit ni de “libérer des adhérences”, ni d’agir directement sur les lésions d’endométriose.
Une approche prudente, intégrée et individualisée
La prise en charge ostéopathique, lorsqu’elle est indiquée, repose sur :
- un examen clinique rigoureux,
- une compréhension fine du vécu douloureux,
- et une coordination avec le suivi médical existant.
Les techniques utilisées sont adaptées à la situation, à la tolérance et aux objectifs définis ensemble.
L’importance d’un suivi médical coordonné
L’endométriose nécessite un suivi spécialisé (gynécologie, médecine de la douleur, parfois chirurgie).
L’ostéopathie s’inscrit, le cas échéant, dans une approche pluridisciplinaire, visant à améliorer le confort et la qualité de vie, sans jamais retarder ou remplacer les soins médicaux nécessaires.
Quand consulter en priorité un·e médecin ?
Un avis médical est indispensable en cas de :
- aggravation des douleurs,
- douleurs inhabituelles ou nouvelles,
- troubles digestifs sévères,
- saignements anormaux,
- projet de grossesse ou difficultés de fertilité.
👉 En cas de doute, la priorité reste toujours médicale.
👉 Consulter pour un accompagnement dans l’endométriose
FAQ – Endométriose et ostéopathie
❓ L’ostéopathie peut-elle soigner l’endométriose ?
Non.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui relève du champ médical.
L’ostéopathie ne traite ni les lésions, ni les causes de l’endométriose, et ne peut pas la faire disparaître.
❓ Quel est alors l’intérêt d’une consultation ostéopathique ?
Dans certains contextes, l’ostéopathie peut s’inscrire en complément, pour :
- accompagner certaines douleurs musculo-squelettiques associées,
- travailler sur les adaptations posturales liées à la douleur,
- améliorer le confort et la tolérance corporelle au quotidien.
👉 Il s’agit d’un accompagnement, pas d’un traitement de la maladie.
❓ L’ostéopathie peut-elle agir sur les adhérences liées à l’endométriose ?
Non.
Les adhérences et lésions d’endométriose ne peuvent pas être « libérées » par des techniques manuelles.
Toute affirmation inverse est scientifiquement infondée.
❓ Peut-on consulter pendant un suivi médical ou un traitement hormonal ?
Oui.
Une consultation ostéopathique peut s’intégrer à un suivi médical en cours, à condition que les objectifs soient clairs et réalistes.
La coordination avec les professionnel·le·s de santé référent·e·s est essentielle.
❓ Quand faut-il consulter en priorité un·e médecin ?
Un avis médical est indispensable en cas de :
- aggravation des douleurs,
- symptômes nouveaux ou inhabituels,
- troubles digestifs sévères,
- saignements anormaux,
- projet de grossesse ou difficultés de fertilité.
